L’architecte nomade, des études en résidence
Se déplacer quelques jours sur le site pour concevoir le projet avec le collectif, partout en France.
Pour les projets collectifs, l’atelier a développé le format « architecte nomade » : l’architecte vient vivre quelques jours avec le collectif, généralement entre 3 et 6 jours, et réalise une partie du projet sur place.
Cette immersion permet de mieux connaître les lieux et leurs habitants, et se termine par une restitution au collectif. Ce format s’inscrit dans le cadre des compagnons de la coopérative Oasis.
Pourquoi vivre sur le lieu
Le temps passé sur un lieu facilite l’intuition. Comme en permaculture, l’approche se fait par l’observation : écouter les intentions du groupe, regarder le site, explorer plusieurs pistes avant d’en retenir une qui réponde aux attentes, aux contraintes et au budget. Les échanges sont parfois informels ; un repas partagé en apprend souvent autant qu’une réunion.
Trois étapes
La mission se déroule généralement en trois temps. D’abord, une connaissance du projet à distance : échanges téléphoniques, visio, partage de documents. Puis le séjour sur place, qui se termine par une restitution au collectif et le partage de tous les documents. Enfin, si des études plus poussées sont nécessaires, l’atelier poursuit à distance, jusqu’au dossier de permis de construire ou de déclaration préalable.
Sur place, les outils sont simples et variés : dessin à main levée, tracé au sol des formes projetées avec un ruban, débat mouvant, modélisation 3D. Un drone donne des vues aériennes du site, une caméra thermique analyse l’enveloppe des bâtiments en hiver, un mètre laser et un niveau laser servent au relevé.
Des lieux accompagnés partout en France
À l’Aérium, dans les Cévennes, cinq jours d’immersion ont suffi pour dessiner le plan d’ensemble d’un site et phaser ses travaux sur vingt ans. À Argoumbat, dans le Tarn-et-Garonne, deux séjours ont conduit à une étude globale et à un dossier pour le PLUi. À Lou Rey, trois séjours ont précisé le programme d’un dojo et de deux habitations, jusqu’au dépôt du permis de construire. L’Oasis du Mazet, en Lot-et-Garonne, et l’écosite d’Avallon, en Savoie, ont été étudiés de la même manière.
Des projets de l’atelier
02Écolieu d’Argoumbat, une étude globale en résidenceÉtude de faisabilité, esquisse et avant-projet sommaire réalisés sur place au format architecte nomade, pour la SAS coopérative Argoumbat. 2023-2024.
03Écolieu Lou Rey, un dojo, deux habitations et un atelierÉtudes pour un dojo de 80 m², la réhabilitation de deux habitations et la création d’un grand atelier, dans le parc national des Cévennes. Permis de construire déposé.
04Oasis du Mazet, une grande salle commune et une vision d’ensembleÉtude de faisabilité, programmation et esquisse réalisées sur place au format architecte nomade, pour la SAS coopérative Petite graine. Étude réalisée en 2024.
05Karma Ling, écosite d’Avallon : études en résidenceÉtudes de faisabilité pour l’écosite d’Avallon (Karmaling), centre de retraite bouddhiste tibétain au cœur du massif de Belledonne, réalisées sur place au format architecte nomade.